TOUT LE MONDE EST D’ACCORD. Les agressions canines représentent un enjeu de sécurité publique important. Beaucoup a été dit sur le sujet. Mais a-t-on vraiment considéré tous les faits pour en arriver à la meilleure solution pour nos communautés? La SPCA de Montréal, si. Et vous pouvez participer à la solution qu’elle propose pour nous permettre de cohabiter en toute sécurité.

LA RÉALITÉ DES AGRESSIONS CANINES

Tous les chiens peuvent mordre, peu importe leur race.
Selon le American Veterinary Medical Association (AVMA), ce n’est pas la race d’un chien qui détermine le risque ni la sévérité de morsure. C’est plutôt le comportement du chien, son poids et la vulnérabilité de la personne mordue.
Les chiens non-enregistrés sont surreprésentés dans les statistiques de morsures.
Un chien enchaîné en permanence est 3 fois plus susceptible d'attaquer.
Les chiens mâles non-stérilisés sont impliqués dans 75 % des incidents de morsure.
Les chiens victimes de négligence ou d’abus sont plus susceptibles d’attaquer.
Selon le American Veterinary Society of Animal Behavior (AVSAB), les méthodes d’entraînement aversives comme les réprimandes verbales, ou encore l’utilisation de force physique ou de colliers électriques augmentent les risques de comportement agressif.
Les chiens bien socialisés, qu’on promène et avec qui on joue, ont moins tendance à mordre.

LA VÉRITÉ SUR LES LÉGISLATIONS VISANT DES RACES PARTICULIÈRES (LRP)

Dans le monde, des lois du genre ont ciblé plus de 35 races, du Mastiff au Berger allemand.
La LRP est inefficace.
Les études le démontrent et les experts sont d’accord : la LRP ne rend pas les communautés plus sécuritaires. Ce type de législation ne réduit ni l’incidence, ni la sévérité des morsures de chien. Au contraire, dans certaines juridictions, le nombre et la sévérité des incidents ont augmenté suite à l’adoption de LRP. Par exemple, en Ontario, de 2005, l'année où la province a interdit les chiens de type « pitbull », à 2012, le nombre total d’hospitalisations pour des cas de morsure sévère a augmenté de 45 %.
La LRP est coûteuse. 
La mise en place de LRP nécessite un investissement important de fonds publics. L’argent des contribuables finance la confiscation et l’euthanasie d’animaux, ainsi que les poursuites judiciaires contre des propriétaires de chiens responsables uniquement en raison de l’allure physique de leur chien, au lieu d’être mobilisé pour mettre en place des solutions de prévention qui augmentent réellement la sécurité des communautés. Il a été démontré qu’une application plus stricte de la règlementation déjà en vigueur, dont notamment l’obligation de tenir les chiens en laisse, ainsi que l’accès à des programmes communautaires tels qu’une clinique de stérilisation à faible coût, sont des manières beaucoup plus efficaces de réduire les risques de morsures.
La LRP est inapplicable
L’identification visuelle des races de chien n’est pas fiable. Même les experts hautement qualifiés n’arrivent pas à identifier la race d’un chien ou le type de croisement dont il est issu en se basant sur son apparence ou son comportement. D’ailleurs, moins de 1 % des gènes d’un chien détermine son apparence physique. Il est donc quasi impossible d’identifier quels chiens sont couverts par une LRP. Et même les tests d’ADN sont inutiles puisqu’il n’existe aucun consensus concernant à partir de quel pourcentage d’une certaine race on peut considérer un chien comme appartenant à cette race.
Qu’en disent les vétérinaires?
Selon l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ), les études démontrent que l’adoption de LRP n’a aucun impact sur le nombre de morsures ou d’attaques de chien. Au contraire, elle crée plutôt un faux sentiment de sécurité. Dans le même ordre d’idées, l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) appuie un encadrement des chiens dangereux qui ne discrimine pas selon la race. Toute mesure législative devrait viser à protéger le public contre les chiens désignés comme « dangereux », peu importe leur race.
La tendance mondiale est d’écarter ce type de législation.
De plus en plus de pays à travers le monde ont abrogé leur LRP après avoir constaté son inefficacité, dont notamment les Pays-Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni. Et aux États-Unis, plus de 20 états interdisent aux municipalités situées sur leur territoire d’adopter certaines formes de LRP.

UNE VRAIE SOLUTION

DES MESURES DE PRÉVENTION

DES MESURES DE PRÉVENTION

  • Appliquer la règlementation existante concernant la tenue en laisse obligatoire dans les lieux publics
  • Appliquer la règlementation existante concernant l’enregistrement et l’identification obligatoires des chiens
  • Adopter des règlements interdisant les méthodes d’entraînement aversives
  • Adopter des règlements interdisant l’utilisation de chiens à des fins de garde
  • Adopter des règlements interdisant l’enchaînement en permanence des chiens
  • Adopter des règlements pour encadrer l’élevage et la vente de chiens
DES PROCÉDURES CLAIRES ET ÉQUITABLES

DES PROCÉDURES CLAIRES ET ÉQUITABLES

  • Pour la désignation d’un chien comme « dangereux » basé sur son comportement, tel qu’évalué par un expert
  • Pour déposer une plainte ou signaler un cas de morsure
  • Pour la saisie, la prise en charge et l’évaluation comportementale des chiens impliqués dans des incidents de morsures, ou qui démontrent un comportement agressif
DES SANCTIONS STRICTES

DES SANCTIONS STRICTES

  • Des amendes importantes pour les propriétaires de chiens jugés dangereux et les récidivistes
  • La possibilité d’interdire la possession d’un animal aux propriétaires de chiens désignés comme dangereux ou à ceux qui omettent de se conformer aux normes de soins obligatoires
  • La possibilité d’imposer des conditions aux propriétaires de chiens désignés comme dangereux, y compris : stérilisation obligatoire, port obligatoire d’une muselière, consultations comportementales et cours d’éducation canine obligatoires, ou encore euthanasie
Maintenant que vous connaissez les faits, voici CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE
  • Signer la pétition de la SPCA de Montréal (adressée aux élus municipaux et provinciaux) Voir
  • Écrire au maire Coderre (lettre pré-rédigée) Voir
  • Nouveau! Écrire au ministre Martin Coiteux, à l’Assemblée nationale (lettre pré-rédigée) Voir
58250 personnes ont déjà agi.



* Vos coordonnées demeureront confidentielles.
Écrire au maire ou à la mairesse de votre municipalité (modèle de lettre à télécharger)
Sources et références